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Plantes aquatiques I generalites


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PLANTES AQUATIQUES

I - GENERALITES

Nous n’envisageons ici que les végétaux  dits supérieurs, fougères et plantes à fleurs. Ce sont des végétaux chlorophylliens qui possèdent des vaisseaux conducteurs.

On ne parlera ni d’algues ni de mousses ni d’hépatiques bien que ces végétaux soient abondants en milieu aquatique.

La vie en milieu aquatique est variée. L’eau vive d’un ruisseau, l’eau calme d’un étang, la vase d’un marais ou les sols froids d’une tourbière, la mer sont des milieux différents.

La distribution des plantes aquatiques dépend

-de la nature du fond :sable, cailloux, vase

-de la profondeur des eaux et des variations de niveau

-de la vitesse du courant

-de la richesse des eaux en éléments nutritifs :

On distingue les eaux oligotrophes  (eaux de montagne ou de régions siliceuses pauvres), les eaux mésotrophes (en plaine sur terrains argileux, eaux moyennement riches), les eaux eutrophes (eaux stagnantes des marais, recevant des effluents chargés de sels, riches en nitrates, phosphates, matières organiques )



II - TYPES DE FORMATIONS VEGETALES

On les classe en Hydrophytes et les Hélophytes (elos en grec= le marais)



Les hydrophytes vivent dans ou sur l’eau

Plantes non fixés flottantes en surface: Lemna, Hydrocharis

Plantes non fixées flottantes submergées : Ceratophyllum

Plantes fixées immergées: Posidonia ...

Plantes fixées à feuilles flottantes affleurantes : Nuphar, Ranunculus

Les hélophytes  s’installent dans les zones de balancement des eaux. Enracinées, leur feuillage et leurs tiges sont aériens : Alisma, Typha …

III - HYDROPHYTES-ADAPTATION AU MILIEU AQUATIQUE

Les éléments vasculaires conducteurs de sève sont peu nombreux voire absents.

Un réseau complexe de méats et de lacunes aérifères existe chez de nombreuses plantes : c’est l’espace gazeux. Il est particulièrement développé chez les plantes aquatiques où il joue 3 rôles.

-constitution d’un squelette hydrodynamique

-flottaison des organes immergés et port vertical

-constitution d’une réserve importante de gaz permettant malgré la faible solubilité du dioxyde de carbone et du dioxygène de pourvoir à l’alimentation des processus fondamentaux de photosynthèse et de respiration.

Les racines peuvent s’insérer dans le sol ou flotter dans l’eau, gonflées d’air ou non. Certaines plantes ont plusieurs types de racines.

Les feuilles peuvent être submergées, flotter étalées sur l’eau, ou se dresser au-dessus. Une même espèce peut produire 2_3 types de feuilles.

Submergées elles ont des segments très fins ou sont en rubans ; il n’y a pas de différences entre face supérieure et inférieure, le tissu chlorophyllien est réparti sur les deux faces. Elles utilisent le dioxyde de carbone dissous dans l’eau pour la photosynthèse.

Les feuilles aériennes ont un épiderme inférieur muni de stomates.

Les feuilles flottantes étalées ont des stomates sur la face supérieure la face inférieure collée à l’eau ne permettant pas les échanges gazeux ; la face inférieure est souvent rougeâtre (pas de chlorophylle mais des pigments caroténoïdes).



Si la floraison est aérienne, la pollinisation est identique à celles des plantes terrestres. Le pollen est transporté par le vent ou les insectes.

Certaines plantes immergées ont des fleurs dans l’eau : celles-ci sont alors très petites et réduites aux organes sexuels.



Si la floraison est subaquatique, la pollinisation a lieu dans l’eau et le pollen est adapté à cette dispersion. Il est libéré dans l’eau et circule jusqu’à rencontrer un stigmate accueillant. Dans ce cas le grain de pollen n’a aucune des enveloppes propres aux pollens aériens : sporopollenine très résistante, apertures…

C’est le cas des Ceratophyllum ; ce typte de pollinisation est très rare chez les plantes à fleurs.



La fructification s’effectue souvent dans l’eau même après une floraison aérienne. Les rameaux s’inclinent et le fruit tombe dans l’eau.

Les fruits sont plutôt charnus , leur graines se libèrent par un processus de gélification et sont dispersées par l’eau.

La reproduction sexuée assure le maintien de la diversité des espèces végétales mais la multiplication végétative, par fractionnement des individus, prend une importance capitale chez les plantes aquatiques : dispersion, envahissement, survie…
IV - PLANTES HYDROPHYTES

1-PLANTES NON FIXÉES FLOTTANTES EN SURFACE

Les lentilles d’eau : Araceae ex Lemnaceae  Monocotylédone

Très petites plantes réduites à des frondes lenticulaires, toujours rassemblées en grand nombre, se reproduisant surtout par bourgeonnement.

Les fleurs existent, monosexuées, sans périanthe. Elles sont groupées en une inflorescence comprenant 1 fl. femelle et 1-2 fl. mâles

Fleur mâle réduite à 1-2 étamines. Fleur femelle composée d’un ovaire libre uniloculaire.

Fruit utriculaire un peu charnu.

Selon le nombre de racines, on distingue Lemna, Wolffia, Spirodela

Lemna trisulca est submergée, flottante seulement à la floraison.

Hydrocharis morsus-ranae L. Hydrocharitaceae


Plantes d’eau stagnante

Feuilles flottantes en cœur

Fleurs dioïques enfermées dans une spathe avant floraison

12 étamines à filets soudées par paires à la base

6 stigmates

Baie ovoïde à 6 loges



2-PLANTES FIXÉES TOTALEMENT IMMERGÉES OU PRESQUE

Ceratophyllaceae Dicotyledones

Plantes aquatiques, submergées, ondoyantes (mares, étangs…). Feuilles verticillées par 3-8, sessiles

Fleurs petites sessiles solitaires à l’aisselle des feuilles, monosexuées. Calice et corolle nuls remplacés par un involucre de bractées

12-20 étamines, 1 carpelle contenant 1 ovule ovaire supère

Fruit: akène terminé en épine

Ceratophyllum demersum : feuilles à segments linéaires et fruit muni de 3 épines

Ceratophyllum submersum : feuilles à segments capillaires, fruit muni d’une seule épine

Ceratophyllum demersum

Enchevêtrement denses, véritables prairies immergées. Longues tiges souples portant des verticilles de feuilles découpées en lanières. Pas de racine. Surtout reproduction végétative. Présente en tous les points du globe.

La floraison a lieu en été. Fleurs discrètes, unisexuées. A maturité les fleurs mâles montent à la surface ; les étamines libèrent le pollen qui plus lourd que l’eau tombe lentement.

S’il est accroché par un pistil la fécondation a lieu, conduisant au fruit, ce qui est rare sous nos climats.



Myriophyllum spicatum - Haloragaceae Monocotylédones

D’habitat identique aux Ceratophyllum, mais d’une famille différente, les Myriophyllum

se reconnaissent à leur feuilles pennées et à leurs fleurs qui émergent au dessus de l’eau

Myriophyllum brasiliense :

Introduite en France vers 1880, cette peste prolifère très vite aujourd’hui. Elle est encore vendue en jardinerie pour ses vertus oxygénantes!

Les tiges atteignent plusieurs mètres et forment des herbiers géants capables d’étouffer rapidement une pièce d’eau.

Utricularia minor - Lentibulariaceae

Lors de la floraison, en juillet-août, les utriculaires dressent hors de l’eau leur hampe florale aux petites fleurs jaunes. Gorge entr’ouverte, 2 lèvres, la supérieure émarginée, l’inférieure ovale étalée. Eperon réduit à une bosse.

Hors floraison, la plante est peu visible, flottant librement au sein des eaux tranquilles.

Dépourvue de racines, ses tiges longues et grêles portent des feuilles découpées en lanières. Elles portent des petites vésicules qui sont des pièges pour la microfaune planctonique.

L’utriculaire est une plante carnivore. Une plante munie de 15 feuilles avec 6 trappes chacune contenait jusqu’à 270 individus !

En hiver elle disparaît, tombe au fond, après avoir préparé à l’extrémité de ses pousses des bourgeons gonflés de réserves.

Autres espèces : Utricularia vulgaris, australis, intermedia…toutes communes en France

3-PLANTES FIXÉES TOTALEMENT IMMERGÉES OU PRESQUE

Hippuris vulgaris Plantaginaceae (ex Hippuridaceae) Monocotylédones

Rhizome horizontal, tige dressée simple en partie aérienne, creuse. Feuilles verticillées, linéaires. Fleurs bisexuées à l’aisselle des feuilles, petites. Une étamine, ovaire infère, 1 style papilleux. Fruit drupacé.



Elodea canadensis Hydrocharitaceae Monocotylédones

Colonise rivières et canaux



Callitriche hamulata Kütz. ex W.D.J.Koch Plantaginaceae ex Callitrichaceae

Plante d’eaux courantes

Feuilles linéaires-allongées, atténuées à la base, échancrées au sommet en croissant ou en pince.

Styles très longs réfléchis sur le fruit

Fruits sessiles, suborbiculaires ou un peu plus larges que longs à coques très rapprochées 2 à 2 et presque entièrement soudées, à carène ailée.

Plusieurs espèces (palustris, platycarpa, stagnalis…. )


Posidonia oceanica Posidoniaceae Monocotylédones

Plante sous-marine vivace à grosse souche radicante. Ecailleuse.

Feuilles linéaires rubanées , entières larges de 6-10 même. Fleurs verdâtres bisexuées ou non. Elle fleurit en automne et produit au printemps des fruits flottants communément appelés « olives de mer »

Sur le rivage on trouve des pelotes formées par les poils de la souche, roulés par les flots ainsi que d’épais tapis formés de fibres roussâtres, débris des anciennes feuilles.

Elle forme de vastes herbiers entre la surface et 40 m de profondeur qui jouent un rôle important dans la protection des côtes contre l’érosion. C'est dans ces herbiers que beaucoup d'organismes, animaux et végétaux, trouvent protection et alimentation.

Cette espèce ne se trouve qu'en Méditerranée, occupant environ 3 % du bassin (correspondant à une superficie d'environ 38 000 km2), et étant une espèce clé de l'écosystème marin.



4-PLANTES FIXÉES À FEUILLES FLOTTANTES

Nympheaceae Dicotylédones

5-9 genres 50-90 espèces répandues dans tout le globe

Plantes à rhizome vivace très gros gorgé de réserves.

Feuilles flottantes, radicales, longuement pétiolées

Fl. grandes solitaires flottant au bout d’un long pédoncule

Fl. actinomorphe, 4-5 sépales colorés en dedans . Nb pétales sur plusieurs rangs

Nb étamines à filets pétaloïdes .Nb carpelles +/- soudés à plusieurs ovules. Ovaire supère

Fruit charnu herbacé indéhiscent à plusieurs loges.

Fleurs blanches 4 sépales Nymphea alba

Fleurs jaunes 5 sépales suborbiculaires Nuphar lutea

Les 2 espèces vivent côte à côte, le nénuphar blanc ou Nymphea alba aux grandes fleurs blanches parfumées et le nénuphar jaune, Nuphar lutea, à fleurs jaunes plus peties arrondies, préférant les eaux plus profondes.

Pétioles et pédoncules s’allongent sur un ou deux mètres selon le niveau de l’eau. Les feuilles flottantes ne sont pas mouillables et ont leurs stomates à la face supérieure. Les nombreux pétales se transforment progressivement en étamines . Pistil large surmonté d’un plateau. Le fruit est globuleux et murit sous l’eau où il se déchire et libère ses graines.

Existe aussi Nuphar pumila, plus petit.

Ludwigia grandiflora (Jussie) Onagraceae Dicotylédones

5S, 5P, 10 E, ovaire infère, capsule à 4 loges.

Vivace, tige allongée, radicante ou flottante.

Originaire d’Amérique du sud, cette jolie plante forme rapidement de redoutables herbiers.

La tige peut atteindre 6 m de long et les jeunes feuilles forment des rosettes à la surface de l’eau. Plus tard, la partie végétative émerge de 80 cm au dessus de l’eau et de belles fleurs jaunes apparaissent.

Les jussies colonisent les étangs, les mares, les marais, les cours d’eau et sont envahissantes



Potamogeton nodosus Poir. Potamogetonaceae ex fluitans

Mares, étangs, lacs

Feuilles grandes longuement pétiolées, atténuées aux 2 bouts.

Pédoncule plus gros que la tige.

Carpelle assez gros.

Plusieurs espèces de Potamogeton (natans, pectinatus…)



V - PLANTES HELOPHYTES

Sagittaria sagittifolia - Alismataceae Monocotylédones

Limbe des feuilles aériennes sagittées sur un long pétiole.

3 sortes de feuilles : des feuilles rubanées linéaires immergées, des feuilles à limbe ovale flottantes (pas toujours) et des feuilles sagittées dressées au dessus du plan d’eau à environ 10 nervures.

Fleurs unisexuées à corolle blanche parfois maculée de pourpre. Fleurs femelles en bas de la grappe. Plus de 6 étamines

Nombreux carpelles qui donnent des akènes

Alisma plantago-aquatica - Alismataceae Monocotylédones

Souche bulbeuse, feuilles toutes radicales, ovales-lancéolées, en cœur ou arrondies à la base, à 5-7 nervures.

Fleurs blanches ou rosées bisexuées, en verticilles espacés, pétales beaucoup plus grands que les sépales, 6 étamines.

Nombreux carpelles qui donnent des akènes ovales comprimés, verticillés sur un rang.



Baldellia ranunculoides - Alismataceae Monocotylédones

Feuilles toutes radicales dressées, lancéolées, à 3 nervures.

Fleurs bisexuées, blanches, pétales arrondis denticulés, plus grands que les sépales

3S, 3P, 6 étamines, nombreux carpelles, nombreux akènes disposés sur plusieurs rangs en tête globuleuse.



Butomus umbellatus : (jonc fleuri ) Butomaceae Monocotylédones

Souche vivace émettant des feuilles linéaires longues, il ressemble à un jonc. (50-100 cm)

A la floraison, un long pédoncule soulève une magnifique inflorescence de grandes fleurs roses en ombelles à rayons inégaux.

Fleurs à 6 tépales, 9 étamines, 6 carpelles soudées à la base.

Fruit : un groupe de follicules.

Sparganium emersum Typhaceae Monocotylédones

Souche fibreuse, feuilles radicales et caulinaires allongées fermes dressées.

Fleurs monosexuées, en capitules , les supérieurs mâles caduques et sans spathe , les inférieurs femelles accompagnés d’une longue bractée foliacée. Périanthe réduits à quelques écailles.

Capitules disposés en grappe simple, les mâles 3-7 sessiles, les femelles 3-4 assez gros.

Fruits petits atténués en becs grêles

Existent aussi Sparganium erectum et angustifolium.


Berula erecta (Huds.) Coville Apiaceae ex Sium


Plantes de cours d’eau vive, fixées, émergentes

Pousse sous l’eau , ne fleurit que si elle émerge .

Odeur de persil.

Tige creuse.

Les feuilles submergées (pennées lisses) ont une forme très différente des feuilles aériennes (pennées dentées à folioles plus nombreuses jusqu’à 12 paires et plus, avec des dentelures plus marquées sur les parties hautes que les basses).

Nœud sans feuille au bas de la tige.


Mentha aquatica L. Lamiaceae


Plante velue, odorante.

Longue racine dans l’eau à nœuds.

Fleurs rosés, en verticilles peu nombreux, les supérieurs rapprochés en têtes terminales globuleuses

Calice tubuleux, à nombreuses nervures saillantes, à 5 dents lancéolées-acuminées .


Veronica beccabunga L. Plantaginaceae


Lieux inondés, bords des eaux

Plante glabre.

Fleurs bleues, petites, en grappes axillaires, opposées, lâches, multiflores 
Calice glabre, a 4 lobes presque égaux, oblongs-lancéolés 
Style de 2 mm à peine 
Capsule à peine émarginée.

Ranunculus trichophyllus Chaix Ranunculaceae


Mares, étangs, ruisseaux

Feuilles toutes découpées en lanières capillaires, molles ou assez raides, étalées en tous sens , formant un pinceau hors de l’eau.

Pédoncule ne dépassant pas la feuille au moment de la floraison .
Fleurs à pétales écartés à la base à onglet jaune.

Nectaire en croissant.

Stigmate presque ovale.

Plusieurs espèces (fluitans , aquatilis, peltatus….) souvent difficiles à déterminer.

Autre espèces de Ranunculus de zones humides, lingua et flammula

Menyanthes trifoliata L. Menyanthaceae


Feuilles robustes, à long pétiole engainant, à 3 folioles obovales-obtuses 
Fleurs d'un blanc rosé, en grappe simple sur une hampe axillaire, nue, longue de 20-40 cm 
Calice à 5 lobes profonds, lancéolés-obtus 
Corolle en entonnoir, à 5 lobes triangulaires, étalés-réfléchis, fortement barbus en dedans 
8 étamines , stigmate à 2 lobes
Capsule subglobuleuse, demi-adhérente, à 2 valves au sommet, à graines ovoïdes.

Typha angustifolia Typhaceae Monocotylédones

Feuilles radicales dressées, coriaces; souche stolonifère

Épi mâle supérieur, caduc, épi femelle inférieur , cylindracé, noir à maturité. Fleurs très serrées.

Fleurs mâles à 3 étamines entourées de poils. Fleurs femelles formées par un carpelle porté par un stipe muni de longs poils. Fruits secs s’ouvrant à maturité



Isoetes lacustris - Isoetaceae

Marsilea quadrifolia - Marsileaceae

Ces 2 plantes appartiennent aux Ptéridophytes.

Elles se reproduisent par spores contenues dans des sporanges eux-mêmes renfermés dans un sporocarpe à la base des feuilles.

La roselière 

En bordure des lacs s’étend une végétation faite de grandes plantes, aux tiges denses, aux feuilles linéaires : la roselière.

Notons Phragmites australis, Juncus effusus, acutus, Typha latifolia…et bien d’autres .

Hydrocotyle vulgaris L. Araliaceae ex Apiaceae


Famille du lierre (Hedera)

Plantes de lieux tourbeux

Feuilles longuement pétiolées, peltées-orbiculaires, crénelées, glabres, à 7-9 nervures rayonnantes.

Fleurs blanches ou rosées, très petites, subsessiles, 4-6 en 1-3 verticilles rapprochés sur des pédoncules axillaires, nus, filiformes, bien plus courts que les pétioles.


Drosera rotundifolia L. Droseraceae


C’est la plus courante des 3 Drosera (longifolia et intermedia)

Plantes carnivores des milieux tourbeux, acides et pauvres.

Rosette de feuilles étalées sur le sol, à limbe orbiculaire, couvertes de poils glanduleux et sensibles.

Hypericum elodes L. Hypericaceae


Plantes des landes humides et des marais tourbeux, surtout dans l'ouest de la France.

Tiges grêles, couchées et s'enracinent aux nœuds

Feuilles couvertes d’un duvet de poils blancs .

Fleurs en entonnoir à pétales jaunes à nervures bien marquées.

Sépales bordés de glandes purpurines.

Scutellaria galericulata L. Lamiaceae


Plantes de bords d’eau

Plante dressée

Fleurs bleues ou violacées, assez grandes, unilatérales, solitaires ou géminées à l'aisselle des feuilles.

Iris pseudacorus L. Iridaceae


Equisetum hyemale L. Equisetaceae

Equisetum palustre L. Equisetaceae

Juncus acutiflorus Ehrh. ex Hoffm. Juncaceae

Juncus effusus L.

VI - ROLE DES PLANTES AQUATIQUES :


Quelles que soient leurs formes et leurs dimensions, les plantes sont indispensables dans tout écosystème aquatique.

a. Rôle physico-chimique

L'activité photosynthétique diurne des végétaux chlorophylliens produit de l'oxygène et absorbe le gaz carbonique.


Durant la période nocturne les végétaux, comme les animaux, utilisent l'oxygène dissous dans l'eau.

L'oxygène libéré


- permet la respiration des animaux
- favorise les oxydations, c.a.d les nitrifications : transformation de l’ion ammonium provenant de décompositions diverses par les bactéries en nitrate assimilable par les plantes.
La fixation du carbone du gaz carbonique ou des bicarbonates s'accompagne d'une élévation du pH, surtout en période de végétation importante.
Les concentrations en oxygène sont maximales en fin de journée (19 h) et minimales en fin de nuit (6 h).

L'écran que constituent les feuilles flottantes limite la pénétration du rayonnement lumineux et le développement de la végétation sous-jacente (hydrophytes immergés, phytoplancton). Simultanément ce tapis végétal joue un rôle de barrière entre l'eau et l'atmosphère, limitant les échanges thermiques et engendre ainsi une stratification thermique estivale peu marquée.

La nutrition azotée et phosphorée des plantes s'effectue par absorption directe des substances nutritives dans l'eau ou dans les sédiments.
La majeure partie de leur nutrition est extraite du milieu ambiant permettant ainsi une amélioration de la qualité de l'eau.
La récolte des plantes peut être un moyen de lutte contre l'eutrophisation des milieux.

Les végétaux libèrent dans l'eau des substances organiques selon deux processus :


— l'un est continu. Il s'agit de produits d'excrétion sous forme de matières organiques dissoutes par les tiges feuillées.
— l'autre est lié à la décomposition de la matière organique des tissus végétaux.

Les échanges entre le milieu aquatique et l'atmosphère se font directement au niveau de leur surface de contact, l'évapo-transpiration des végétaux à feuilles flottantes est supérieure à l'évaporation de la surface libre. Cette évapo-transpiration revêt une importance particulière dans les systèmes à faible taux de renouvellement.



b. Rôle biologique

b.1. Production primaire

Les végétaux constituent l'élément de base des chaînes alimentaires des êtres vivants en milieu aquatique.


La production de matière organique à partir de substances dissoutes ou colloïdales dans l'eau est l'expression de la synthèse du vivant à partir des composés élémentaires.
Dans les lacs, cette matière végétale est décomposée, stockée au niveau des sédiments et recyclée plus ou moins rapidement selon l'activité des organismes décomposeurs.
Dans les eaux courantes, cette matière organique est entraînée par le courant, déposée et décomposée en des lieux plus calmes puis parfois transportée vers l'aval à l'occasion d'une crue ultérieure.

b.2. Diversification des habitats

Les peuplements végétaux et animaux au sein du milieu aquatique sont liés les uns aux autres non seulement par la nourriture que les premiers fournissent aux seconds mais également par les supports et les abris qu'ils leur procurent.


La production d'oxygène par les plantes pouvant varier de 0,13 à 7,36g/m2/jour permet l'installation d'espèces très exigeantes vis-à-vis de ce paramètre.
La densité des peuplements de macro invertébrés augmente considérablement en présence de végétaux.
Les végétaux servent de lieux de ponte et de frayère pour invertébrés et poissons. Ils sont utilisés également en tant que matériaux de construction pour les fourreaux larvaires de certains trichoptères ou les cocons de nymphoses de certains lépidoptères.
Il faut signaler enfin leur rôle d'abri pour les organismes qui viennent se cacher parmi la masse végétale de la vue de leurs prédateurs ou également y trouvent une protection contre l'ardeur du soleil estival.

b.3. Source de nourriture

Les végétaux peuvent être consommés directement par les organismes phytophages ou indirectement par des prédateurs du deuxième ou troisième ordre.



c. Rôle mécanique

c l . Entrave à l'écoulement

Le volume occupé par les végétaux peut atteindre des proportions importantes dans certains cours d'eau. Les plantes font diminuer la vitesse d'écoulement et augmenter la hauteur d'eau.


L'existence d'herbiers fixateurs des substrats meubles en période d'étiage peut engendrer des modifications des fonds et des rives en créant des turbulences érosives au moment des crues.
La végétation dense favorise la sédimentation des particules en suspension. Les débris organiques ou minéraux ainsi piégés contribuent à la formation d'embâcles préjudiciables à l'écoulement des eaux.

c 2. Consolidation des éléments meubles et fixation des berges.

Les sédiments déposés peuvent être ultérieurement fixés, les plantes s'y installent et les stabilisent.


En bordure des eaux stagnantes les hélophytes s'opposent à l'action érosive des vagues à la fois en les affaiblissant et en fixant les éléments du substrat.

Documentation

  • http://www7.inra.fr/dpenv/pdf/quesac51.pdf

  • http://floredunordest.free.fr/IMG/pdf/aquatiques.pdf

  • http://www.eau-artois-picardie.fr/IMG/pdf/Flore.pdf

  • http://www.eau-artois-picardie.fr/IMG/BaseDoc/aegis/2268/D%2018309.pdf
    Clé de détermination des plantes aquatiques

  • http://www.faune-flore.be/fleurs_belgique/identification_fleur_aquatique.htm

  • http://www.youscribe.com/catalogue/tous/art-musique-et-cinema/autres/les-vegetaux-aquatiques-donnees-biologiques-et-ecologiques-cles-de-418881

  • http://www7.inra.fr/dpenv/pdf/quesac51.pdf (Amour blanc)

Alice Ossart - Annie Gauliard-Dieng - 13 décembre 2013



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