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Patrick Kaplanian la faune dans les croyances et les mythes ladakhi


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Patrick Kaplanian
LA FAUNE DANS LES CROYANCES ET LES MYTHES LADAKHI
L'exposé qui va suivre pourra paraître quelque peu différent de la plupart des contributions de ce recueil. Il s'agit d'un texte d'ethnologie s'insérant dans un ensemble écrit essentiellement pour les naturalistes.

L'approche méthodologique de l'ethnologue est, en effet, complètement différente de celle du naturaliste. L'ethnologue s'appuie sur le discours de 1'indigène. Son sujet d'étude est moins la flore ou la faune de telle région, que ce qu'en dit l'indigène. L'ethnologue s'intéresse à ce discours en tant que tel.

Le discours de l'indigène n'est pas toujours conforme à la réalité observée par le naturaliste, mais il peut aussi l’être. Une collaboration entre ethnologues et naturalistes permettrait de mettre en évidence les distorsions d'une part et les congruences d'autre part. En ce qui me concerne, je me contenterai ici de résumer les propos des Ladakhi sur certains animaux, sans référence à ce que peuvent en dire les sciences naturelles.

Tout travail à la charnière entre l'ethnologie d'une part, la botanique et la zoologie d'autre part, est d'abord un travail sémantique. On se posera avant tout la question : quelles sont les espèces qui sont nommées ? Établir la liste des espèces qui sont nommées dans la langue vernaculaire des informateurs c'est déjà définir le champ d'étude de l'ethnobotaniste et de l'ethnozoologue.

Le fait qu'une espèce soit commune n'est pas un critère essentiel de dénomination ou de non-dénomination. Certaines espèces rares ont un nom, d'autres très communes n'en ont pas. C'est le critère d'utilité qui semble le plus important, étant entendu qu'utilité doit être pris dans le sens le plus large possible. Certaines espèces sont utiles ou nuisibles. Elles peuvent être bonnes à manger, par exemple, mais elles peuvent aussi être, selon le mot fameux de Claude Lévi-Strauss, "bonnes à penser". Lévi-Strauss y a beaucoup insisté, en particulier au premier chapitre de La Pensée sauvage. Certaines espèces servent à la mise en place du système de symboles dans les contes, les mythes, les rituels, et dans l'interprétation indigène de certains événements.
La dénomination peut être elle-même une source très riche de renseignements :

― Par l'étymologie du mot, qu'elle soit explicite ou pas. Il existe par exemple deux espèces d'épineux appelés respectivement tshernak (tsher-nag) et tsherkar (tsher-dkar), c'est à dire "épines noires", (tshermaŋ nakpo ; tsher-ma nag-po) et "épines blanches" (tshermaŋ karpo ; tsher-ma dkar-po), ce qui indique clairement que pour les Ladakhi ces deux plantes forment une paire d'opposés, alors que pour les botanistes elles peuvent constituer deux espèces radicalement différentes, ou au contraire ne former qu’une seule espèce, ce qui semble être le cas ici, en l’occurrence Hippophae rhamnoides. D'autre part, l'étymologie peut donner de précieuses indications quant à l'interprétation symbolique. Ainsi, dans l'exemple précédent, l'opposition blanc/noir peut être rapprochée d’autres oppositions blanc/noir que l'on trouve dans certains rituels, par exemple,

― Par la richesse plus ou moins grande des dénominations. Certaines plantes ou animaux ont parfois plusieurs noms dans une même région. D'autres ont différents noms selon les régions (Zanskar, Nubra, Bas-Ladakh, etc.). Ainsi la sous-espèce de saule nommée malchaŋ dans la vallée de l’Indus, est nommée kalchaŋ dans la vallée de la Nubra et celle nommée selchaŋ devient nakchaŋ. D'autres sont nommées dans certaines régions et pas dans d'autres. Ces différences de nomination sont liées à des différences d'usage (pratique ou symbolique) selon les régions.

― Par la profession, le rôle de la personne qui nomme : ainsi, pour prendre l'exemple le plus important, un médecin traditionnel ladakhi (amčhi; am-chi) utilise énormément de plantes, qu'il sait parfaitement identifier, mais comme il s'agit d'un usage très spécialisé, il est souvent le seul à connaître ces plantes et leur nom. Ainsi certaines pratiques, certains métiers, sont liés à l'usage de certaines espèces, dont les praticiens sont presque les seuls à connaître les noms.

― Par la détermination d’un début de taxinomie. Car si un même mot désigne plusieurs espèces, c'est que ces espèces n'en constituent qu'une seule pour les indigènes, Ainsi, au Ladakh, le même mot iču désigne de nombreux passereaux (mais pas tout passereau) ; il désigne en particulier les deux oiseaux les plus communs du pays, le roselin d'Hodgson (Leucosticte nemoricola) et le moineau commun (Passer domesticus). Du point de vue ladakhi, le roselin et le moineau ne forment qu'une seule espèce. Inversement, les Ladakhi distinguent parfois soigneusement certaines sous-espèces. Ainsi, ils distinguent différents types de saule à partir de considérations pratiques : celui qui brûle bien, celui qui donne des baguettes raides et droites, etc. (1).

Dans la nomenclature des espèces ainsi nommées, l'ethnologue tient aussi compte des espèces imaginaires. Non seulement l'indigène attribue souvent à une espèce des propriétés et des comportements que ne reconnaîtraient pas les naturalistes, mais il croit en l'existence d'espèces qui n'existent pas en réalité dans la nature. Ainsi S.T. de Chilling, un village d'artisans sur le fleuve Zanskar, m'a parlé de licornes. Du point de vue de l'ethnologue, la licorne a autant d'intérêt qu'un animal réel tel l'onagre, (kiaŋ ; rkyang) dans la mesure où elle fait partie du discours de l'indigène, de son système de croyances et de rites.

Certaines espèces réelles ont des sous-espèces imaginaires. Le même T.S. de Chilling m’a expliqué qu’il y avait deux sortes de šukpa (šug-pa ; Juniperus wallichiana ; le cèdre-encens) qu'il appelle Ihašuk (lha-šug) et drešuk (‘dre-shug). Le drešuk, "le šukpa des démons" est celui qu'on peut apercevoir d'une aire de crémation de cadavres (rumkhaŋ ; ro-khang) tandis que le lhašuk, "le šukpa des dieux", n'est pas visible d'un rumkhaŋ. Mais pour le botaniste il s’agit encore et toujours du même Juniperus wallichiana.
*
Dans l’exposé qui suit, je me limiterai au monde animal et je me contenterai de donner une idée de son importance dans les diverses formes de discours et dans les rituels. On peut distinguer plusieurs façons de discourir sur les animaux :

― Les simples assertions du genre : la pie est voleuse, le renard est malin. On trouve des affirmations semblables au Ladakh.

― Les contes et les mythes dans lesquels apparaît un animal (2).

― Les événements réels interprétés. Nous en verrons un exemple avec le loup de Pehar.

― Les rituels. Nous verrons, par exemple, le rôle des bouquetins (skin) dans le rituel du jour de l'an.
Les serpents, les poissons et les lézards sont assimilés aux divinités du sous-sol, les lhu (klu). On sait que l'univers ladakhi est divisé en trois niveaux, le monde d'en bas, monde des lhu qui correspondent aux nagas hindous ; le monde du milieu, monde des humains, et le monde d'en haut, monde des dieux (lha). Dans les contes, les lhu sont souvent anthropomorphes (3). Ils habitent un monde parallèle avec ses rois, ses palais, ses villages. Mais pour le Ladakhi, les lhu ce sont les serpents, les poissons et les lézards.

Il est strictement interdit de tuer ces animaux car tout ce qu'on fait à un lhu ; il le rend point par point. Si on blesse, on souille, on tue un lhu, le lhu répliquera de la même façon. Il frappe souvent de maladie de peau, et aussi de misère, car les lhu sont les maîtres de la fertilité. Satisfaits du culte qui leur a été voué, ils peuvent, par contre, dispenser la richesse (4).

Les oiseaux sont peu mentionnés dans la mythologie et les coutumes. Le pigeon (phurgun ; phu-ron ou phug-ron) et le rouge-queue noir (sintik) apparaissent souvent dans les contes (5), tout comme le moineau (iču), la perdrix (čatka) et les rapaces tel le vautour ou le gypaète (čargot ; bya-glag ou lak ; glag), l'aigle (lak ; glag) ou l'épervier (thra ; khra) (6). La pie (kataŋ putit ; ka-ta khra-bo) est réputée être une bonne tueuse de serpents tandis que la bergeronnette est capable d'aller chercher au loin des plantes qui rendent invisible (7).

Les petits mammifères sont nombreux au Ladakh. Pourtant ils ne semblent pas très importants du point de vue mythologique. Le renard (watse wa ou uastse) et le lièvre (rioŋ c'est à dire ri-boŋbu, "l'âne des montagnes") apparaissent souvent dans les contes. L'hermine et la marmotte sont rarement citées.

Une histoire m'a été racontée au sujet du rat par un vieil homme du village de Gonpa. Au commencement du monde il y avait une bulle, et sur cette bulle, un bateau habité par le couple dont sera issue plus tard toute l'humanité. Un rat essaya de percer la coque du bateau pour le couler. C'est pourquoi, malgré l'interdiction que fait la religion bouddhiste de tuer tout être vivant, on a le droit de tuer les rats.

La mangouste fait partie de l'iconographie du bouddhisme lamaïste. Ainsi Bakula, un des 16 Arhats, (disciples du Bouddha), tient une mangouste dans la main sur les fresques des monastères. De même l'un des quatre gardiens des points cardinaux (lokapalas) tient une mangouste dans la main. Dans les deux cas, la mangouste crache des joyaux que le porteur de l'animal distribue à tous les fidèles. La mythologie de la mangouste fait plutôt partie de la religion bouddhiste lamaïste "orthodoxe" que des croyances populaires, objet de cet article. Par ailleurs, je n'ai jamais vu de mangouste au Ladakh, et la plupart des Ladakhi non lettrés assimilent cet animal qui crache des joyaux à la belette ou à la marmotte.

Les grands mammifères à cornes, caprins, ovins ou bovins, jouent un rôle important dans les croyances. Un peu partout on aperçoit des têtes d'animaux au dessus des portes des maisons et des cornes sur les murs de prière (mane ; ma-ņi) et sur les lhatho (lha-tho ou lha-thog, autels extérieurs abritant la divinité du clan ou du village). Il peut s'agir d'offrandes, de porte-bonheur, d'aider l'animal mort à obtenir une bonne réincarnation, ou bien enfin, comme nous allons le voir tout de suite, de traces d'anciens rituels de sacrifices d'animaux.

Certaines divinités sont avides de sang et de viande crue. On les appelle "mangeuses de chair et buveuses de sang" (šaza thrak tuŋ ). C'est souvent le cas des divinités (lha) tutélaires des clans (phazlha) ou des villages (yullha), Il y a une cinquantaine d'années des sacrifices de chèvres étaient couramment pratiqués en face du lhatho du phazlha à l'occasion du jour de l'an. Dans certains villages avaient lieu aussi des sacrifices de chèvres devant le lhatho du yullha. De telles pratiques ont disparu, combattues par une partie du "clergé" bouddhique. Ces pratiques, en effet, ne sont pas du tout conforme à 1'"orthodoxie" bouddhiste lamaïque. Un ethnologue français, J.-P. Rigal, a pu encore observer des sacrifices de chèvres à Chilling dans les années 1970 (8).

Parmi les grands mammifères, deux jouent un rôle extrêmement important dans la mythologie et le rituel : le loup (šanku) et le bouquetin (skin ; skyin ; Capra ibex).

Le loup (šanku) apparait souvent comme l'instrument d'une vengeance divine. On raconte ainsi qu'un loup arriva près du monastère de Hémis. Il entra dans une maison et se dirigea droit vers le maître de maison qu'il frappa. Puis il sortit, fit plusieurs fois le tour du monastère dans le sens conventionnel (le sens des aiguilles d'une montre), puis entra dans la cour, se précipita sur un moine qu'il frappa et disparut. Il s'agissait du dieu Pehar (Pe-har ou Pe-dkar), gardien des richesses des monastères. L'homme frappé avait dû voler quelque chose dans le monastère et le moine avait dû faire une erreur dans l'exécution d'un rituel à Pehar. Pourquoi ? Parce que le loup ne frappa que ces deux personnes alors qu'il en avait croisé beaucoup d'autres. Il semblait savoir qui il cherchait. D'autre part, il avait fait le tour du monastère dans le sens des aiguilles d’une montre qui est le sens rituel (9).

Au nord du village de Martselang se trouve un petit col. C'est au sommet de ce col qu'ont lieu les "sabbats" de sorcières (trimo ; drimo). Le chef des sorcières est aussi un loup. Il lui arrive d'entrer dans le corps de certains possédés professionnels, (lhaba ; lha-pa). Dans ce cas, le possédé se met à hurler comme un loup. Il faut qu'un autre dieu descende à son tour dans le corps du lhaba pour en donner la traduction. Les propos du roi des sorcières sont souvent extrêmement crus. Ce dernier, dans le corps du lhaba, et par sa bouche, fait des avances aux jeunes filles et aux femmes qui sont dans l'assistance, dans un langage très vulgaire. Mais il est aussi utile et efficace pour guérir les possédées.

Le bouquetin (skin ; skyin) est peut-être le plus important de tous les animaux dans les croyances, les rituels et la mythologie ladakhi. Au jour de 1'an on confectionne des statuettes en phe, (phye ou tsampan rtsam-pa, farine d'orge grillée, base de l'alimentation des Ladakhi et des Tibétains) représentant de grands mammifères à cornes : moutons, chèvres, licornes, yaks, antilopes tibétaines, markhors, etc. ... Mais ce sont avant tout des bouquetins, et le nom générique de ces statuettes de pâte est skin (10).

Cette coutume est à rapprocher de coutumes analogues des populations dardes du Nord-Pakistan (11). Il n'y a pas que des ethnologues pour le dire. Ainsi, T.P. de Skara, explique de la même façon l'importance du skin par des coutumes drokpa (12). Pour T.P., tout ce qui est spécifique dans les coutumes ladakhi, c'est à dire tout ce que l'on trouve au Ladakh, mais pas au Tibet, a été emprunté aux Dardes. Les skin des étagères renvoient, d'après lui, à une période ancienne où les Dardes vivaient de la chasse au skin. Il précise même qu'à cette époque il n'y avait ni arc ni flèches et que les Dardes immobilisaient les skin, uniquement grâce à la puissance de leur regard, (leur "mauvais œil" en quelque sorte).

Les skin sont aussi liés à un type particulier de divinité, les manmo ou smanmo. Les (s)manmo sont des femmes très belles, vivant dans les montagnes. Sorte de fées, elles ont des pouvoirs redoutables. Elles n'aiment guère les femmes jalouses de leur beauté et apprécient beaucoup les jeunes gens ayant un grand appétit sexuel (13). Les (s)manmo vivent dans les hautes montagnes au milieu des bouquetins. Pour elles, les bouquetins ne sont pas des animaux sauvages, mais bien des animaux domestiques. Elles les élèvent, les traient, les chevauchent. Lorsque deux bouquetins s'arrêtent face à face, c'est qu'ils sont chevauchés par deux (s)manmo qui s'arrêtent pour causer ensemble.

Un dernier mot à propos du chien, pour finir ce tableau très succinct. Le chien (khi ; khyi) est un animal impur. C'est le seul animal dont les excréments ne sont pas du tout utilisés, ni comme engrais, ni comme combustible, ni pour quoi que ce soit d'autre. Dans le village de Phay, qui essaie de garder un grand degré de pureté, les chiens (mais aussi les poules et les coqs, eux aussi réputés impurs) sont interdits (14).
NOTES

1. On sait que le parler ladakhi est un dialecte tibétain. Mais, outre les différences de prononciation et de syntaxe, on ne se méfiera jamais assez de ce que les manuels scolaires d'anglais appellent les "faux-amis". Par exemple, le dictionnaire tibétain-anglais de Jäschke donne pour saule (willow, Salix viminalis) le mot lčang-ma. Ce même mot en parler ladakhi (lčaŋma) désigne l'arbre en général. Pour le mot arbre, ce même dictionnaire donne shing, lequel mot peut aussi designer en tibétain le bois. En parler ladakhi, šiŋ désigne le bois exclusivement.

On trouve les mêmes faux-amis dans le vocabulaire des oiseaux. Le mot générique tibétain pour oiseau est bya. Ce mot prononcé en ladakhi ča n'apparait que dans les composés comme čapo (bya-po, coq) et čarok (bya-rog, corbeau, corneille) mais pas seul. Pour désigner l'oiseau en général, les Ladakhi préfèrent čipa (mčil-pa), mot qui en tibétain s'applique surtout aux petits oiseaux.

J'ai indiqué chaque mot ladakhi suivi de son orthographe tibétaine. Pour les mots ladakhi, j’ai utilisé les symboles phonétiques internationaux. J'ai néanmoins simplifié ł en lh. Les rétroflexes tr, dr, sr, thr, sont indiquées avec un r. Pour plus de précision le lecteur pourra se référer aux deux ouvrages de S. Koshal : Ladakhi pnonetic reader (Mysore, 1971) et Ladakhi grammar (Delhi, 1979). Pour l'orthographe tibétaine des mots, j'ai utilisé le système de transcription Wylie habituellement utilisé par les tibétologues.

2. Précisons ici que la distinction entre conte et mythe relève plutôt de catégories occidentales. Les Ladakhi distinguent ruŋs ou druŋs (sgrung ou sgrungs) et gyalraps (rgyal-rabs). Les druŋs ou ruŋs sont des histoires fausses, des contes présentés comme tels. Les gyalraps (c'est-à-dire "histoires royales", mais ce ne sont pas exclusivement des histoires royales) sont présentées comme "vraies" [denba ; dben-pa). Elles sont donc vraies du point de vue ladakhi. Bien entendu, elles sont tout aussi fausses du point de vue de l'ethnologue que les druŋs. Mais l'ethnologue tient compte de ce que ses interlocuteurs y croient. Je traduis donc conventionnellement ruŋs ou druns par conte et gyalraps par mythe.

3. On trouvera des exemples de contes en appendice du livre de P. Kaplanian, Les Ladakhi du Cachemire, Paris, Hachette, 1981.

4. Curieusement un autre animal, qui ne rampe pas sur le sol, est aussi associé aux lhu. C'est ñan (gñan). Ñan désigne en principe Ovis ammon, mais la plupart des Ladakhi interrogés se contentent plus vaguement de désigner le ñan corne un ridaks (ri-bdags), c'est à dire un grand mammifère de montagne, sans plus de précision.

5. Cf. P. Kaplanian, op. cit. On trouvera en appendice un conte où un rouge-queue noir (sintik) joue un rôle important. Sintik, me suggère R. Prodon, est probablement une onomatopée du cri de l'oiseau.

6. La terminologie ladakhi des rapaces semble assez imprécise.

7. Sur la pie et la bergeronnette, cf. P. Kaplanian, op. cit., pp. 31-32.

8. J.-P. Rigal "Chilling, un village du Ladakh" in Recent Research on Ladakh, Cologne 1983. A ce sujet on lira aussi P. Kaplanian, op. cit., p. 270 et M. Brauen, Feste in Ladakh, Graz, 1981, pp, 129-130.

9. P. Kaplanian, op. cit., pp. 318-219. On y trouvera une autre histoire où Pehar est associé au scorpion.

10. Sur ce rituel long et compliqué, cf. P. Kaplanian, op. cit., ch. XIV, et M. Brauen, op. cit. ch. III.

11. Voir à ce propos les travaux de Jettmar et de J.-Y. Loude.

12. Les drokpa (‘brog-pa) sont des Dardes bouddhistes habitant l'ouest du Ladakh.

13. P. Kaplanian, op. cit., p. 217.



14. Rebecca Norman qui vit à Phay nous cnfirme que c’est toujours le cas en 2014. Je la remercie aussi pour quelques précisions de vocabulaire.


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