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L’affaire dreyfus (1894-1906) 1894 septembre


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L’AFFAIRE DREYFUS (1894-1906)
1894

septembre : Arrivée au service de renseignement de l’armée (dirigé par le Colonel Sandherr) d’un bordereau, récupéré dans la poubelle de l’attaché militaire allemand en France Von Schwartzkoppen, qui fait état d’un espion français au sein de l’Etat-major.

6 octobre : Le lieutenant-colonel d’Aboville et le commandant Henry orientent l’enquête sur un stagiaire, le capitaine Alfred Dreyfus.

15 octobre : Arrestation de Dreyfus, officier juif français d’origine alsacienne (mulhousien) par le Commandant Du Paty de Clam, chargé de l’enquête par le chef d’Etat-Major (Général De Boisdeffre) et qui a convaincu le ministre de la Guerre (général Mercier) et le Président du Conseil (Charles Dupuy) notamment parce que beaucoup considèrent les juifs comme des « traîtres en puissance ».

31 octobre : Edouard Drumont, célèbre nationaliste antisémite (il a publié « La France juive » en 1892 annonce l’arrestation d’un « traître juif » dans son journal « La Libre Parole », probablement grâce à des fuites volontaires de l’état-major.

19-22 décembre : Procès de Dreyfus devant le Conseil de guerre de Paris. Malgré la défense de son avocat, Me Demange, Dreyfus est condamné à la déportation à perpétuité au bagne pour espionnage et trahison sans preuves. En effet, un dossier secret confectionné par Henry et Du Paty de Clam (contenant des faux) a été remis aux juges militaires à l’insu de la défense et les expertises d’écriture sont contradictoires (seule celle de Bertillon est retenue malgré l’absence de similitudes d’écriture.
1895

5 janvier : Dreyfus est solennellement dégradé dans la cour de l’Ecole militaire de Paris.

13 avril : Dreyfus arrive au bagne de l’île du Diable (au large de la Guyane) où il subit vite de très dures conditions de détention.

16 novembre : Mathieu Dreyfus, son frère, annonce au « Figaro » le nom du vrai coupable : Le commandant Esterhazy. Dreyfus commence à être soutenu, notamment par l’écrivain Bernard Lazare, l’historien Gabriel Monod, fondateur de « La Revue historique ».
1896

1er septembre : Arrivée au service de renseignements (dirigé alors par le Colonel Picquart) du « petit bleu », un autre bordereau du traître dans lequel Picquart ne reconnaît pas l’écriture de Dreyfus mais celle d’Esterhazy. Il tente sans succès de convaincre l’état-major de mener une enquête, mais le général de Boisdeffre veut étouffer l’Affaire pour sauver l’armée.

16 novembre : Picquart est « muté » en Tunisie. Il est remplacé par le Colonel Henry qui fabrique des faux pour le dossier Dreyfus.
1897

octobre-novembre : Auguste Scheurer-Kestner, sénateur inamovible représentant l’Alsace occupée et Vice-Président du Sénat, convaincu de l’innocence de Dreyfus tente en vain d’alerter le Président de la République et le Président du Conseil..

4 décembre : Le Président du Conseil Jules Méline déclare à la Chambre des députés qu’ « il n’existe pas d’Affaire Dreyfus ».
1898

10-11 janvier : Acquittement d’Esterhazy par un conseil de guerre après une enquête du Général de Pellieux grâce à des faux d’Henry

13 janvier : Emile Zola s’engage pour défendre Dreyfus. Il publie dans le journal « L’Aurore » un article incendiaire « J’accuse ! Lettre ouverte à Monsieur Félix Faure, Président de la République » dans laquelle il accuse les coupables et les complices de l’Affaire.

Premiers affrontements entre dreyfusards et antidreyfusards et attentats antisémites. La France se divise en 2 autour de l’Affaire.

Arrestation du Colonel Picquart qui est emprisonné au Mont-Valérien pour avoir défendu l’innocence de Dreyfus.

Auguste Scheurer-Kestner n’est pas réélu par les sénateurs à la Vice-Présidence du Sénat pour avoir défendu l’innocence de Dreyfus.

La majorité de la presse est antidreyfusarde (La Croix, le Pèlerin, le Figaro, le Matin, l’Eclair…) et agite le peuple contre Dreyfus et les juifs pour défendre l’armée et bénéficient du soutien de certains intellectuels nationalistes. Quelques journaux, surtout socialistes (l’Aurore, la Petite République, le Progrès…) soutiennent Dreyfus et bénéficient des pétitions d’intellectuels « de gauche ».

7-23 février : Procès d’Emile Zola et du gérant de « L’Aurore » après une plainte du ministère de la guerre. Ils sont condamnés à un an de prison pour diffamation (condamnation confirmée en appel le 18 juillet). Zola s’exile en Angleterre.

20 février : Fondation de la Ligue de défense des Droits de l’Homme par le sénateur Ludovic Trarieux, ancien Ministre de la Justice.

septembre : Le poète nationaliste Déroulède prend le contrôle de la Ligue des Patriotes et l’oriente vers un antidreyfusisme féroce.

10 août : Jean Jaurès, chef des socialistes publie ses « Preuves » pour innocenter Dreyfus dans le journal « La petite République ».

30 août : Le colonel Henry avoue qu’il a réalisé un faux pour accuser Dreyfus. Laché par ses supérieurs, il est arrêté.

31 août : Suicide d’Henry dans sa cellule de la prison du Mont-Valérien.

31 décembre : Fondation de la Ligue de la patrie française avec Maurice Barrès, écrivain nationaliste, antismite et antidreyfusard.

Les ligues d’extrême-droite (ainsi que la Ligue antisémitique d’Edouard Drumont) agitent le peuple contre les juifs et la République.


1899

3 juin : Esterhazy, en fuite en Angleterre avoue à la presse qu’il est l’auteur du bordereau.

4 juin : Attentat nationaliste à Longchamp contre le Président Emile Loubet, soupçonné d’être favorable à la révision du procès.

9 juin : Libération du Colonel Picquart qui, après une première libération, avait été de nouveau arrêtée le 22 septembre 1898.

11 août-9 septembre : Procès en révision de Dreyfus au conseil de guerre de Rennes. Malgré des circonstances atténuantes, il est de nouveau condamné à 10 ans de prison car le tribunal militaire ne veut pas contredire le précédent jugement militaire.

19 septembre : Grâce de Dreyfus par le nouveau Président de la République, Emile Loubet
1902

29 septembre : Mort à Paris d’Emile Zola dans des circonstances troubles. Ses cendres seront transférées au Panthéon le 4 juin 1908.
1906

15 juin-12 juillet : Dreyfus est réhabilité et innocenté par la Cour de Cassation, réintégré dans l’armée avec le grade de commandant (13 juillet) et décoré de la Légion d’honneur (20 juillet). Le Colonel Picquart est réhabilité et promu Général de brigade (il deviendra Ministre de la Guerre). De Boisdeffre se retire de l’armée. Du Paty de Clam sera tué pendant la Ière Guerre mondiale…


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