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Introduction generale


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HISTOIRE DE L’EDUCATION PHYSIQUE ET SPORTIVE DE 1940 A NOS JOURS

INTRODUCTION GENERALE

(Cours devant être compris comme une introduction à l’écrit 1 du CAPEPS)Quelles sont les problématiques centrales relatives à l’histoire de l’éducation physique et sportive ?
1-La question (Problématique) de l’intégration scolaire de l’éducation physique et sportive
L’éducation physique est une discipline scolaire, l’évolution de cette discipline, son histoire

même récente peut être comprise à travers la problématique de son intégration dans le

système scolaire ( P.ARNAUD, « concurrences et spécificités », in Education physique et

sport en France 1920-1980, sous la dir. de P.ARNAUD, JP. CLEMENT et M.HERR,

1989, p.11-21)

Comment des pratiques physiques sociales extra scolaires ont-elles pu pénétrer le domaine

scolaire ? Comment l’EPS a-t-elle pu accéder au statut de discipline d’enseignement ? Toute

son histoire « semble se résumer en une défense et une illustration de sa position scolaire »



( P.ARNAUD, « Défense et illustration d’un enseignement », Spirales, Une histoire de

l’Education physique. Enseignement primaire et secondaire 1880-2000, n13-14, 1998, p.

43-76 )

L’institution scolaire impose certaines transformations aux pratiques qui la constituent : se pose la question de la mise en forme scolaire de l’EP, pour P.ARNAUD l’ « hypothèse est que l’éducation physique a d’autant plus de chances d’être acceptée dans l’Ecole que ses enseignants savent la conformer à ses exigences institutionnelles, pédagogiques et

didactiques, sorte de mimétisme qui, par analogie et transposition , lui confère toutes les

caractéristiques d’un enseignement »( problématique de l’orthodoxie scolaire, notion à

définir) ( P.ARNAUD, «  L’orthodoxie scolaire de l’éducation physique ou l’étrangère

dans la maison école », Les sciences de l’éducation pour l’ère nouvelle , n°1-2, 1990,

p.15-29)


Si comme le définit P.ARNAUD, une discipline d’enseignement est « l’ensemble des savoirs,

connaissances, savoir-faire dont l’acquisition est jugée utile pour la formation et l’instruction

de la personne et son insertion dans la société » et si cet ensemble peut se définir à partir de

trois critères : intégration dans les programmes scolaires, représentativité culturelle et utilité

des savoirs dispensés, comment les pratiques physiques ont-elles satisfaits à ces trois

exigences ? Comment se soucis d’orthodoxie scolaire s’est-il exprimé ? Pourquoi l’éducation

physique a-t-elle choisi d’enseigner ce qu’elle a enseigné ?

2-L’éducation physique, lieu de débats, de concurrence et d’enjeux de pouvoir
Cette volonté d’intégration est partagée par tous les acteurs (ou presque) de cette discipline

tout au long de son histoire, cette volonté d’intégration va être à l’origine de nombreux débats

et conflits, les acteurs défendant chacun leur point de vue, leurs opinions et leurs intérêts d’ou

la concurrence, les luttes de pouvoir.

Acteurs, organisations et institutions développent des stratégies qui dépendent du contexte, de

la conjecture du moment. A chaque période ( il ne peut y avoir une périodisation ) correspond

un modèle dominant d’éducation physique qui s’est imposé à un moment donné, mais qui

n’en est pas moins critiqué, contesté par d’autres conceptions ( Y. GOUGEON, « Quelques



précisions sur les conceptions », in l’Identité de l’éducation physique scolaire au XXème

siécle : entre l’école et le sport, sous la dir. de J.P CLEMENT et M. HERR, AFRAPS,

1993, p.151-155 ).

Les textes officiels qui régissent cette discipline tout au long de son histoire sont des jalons

précieux, reflets des « ambitions » politiques du moment concernant l’EP. L’institution

intègre par leur intermédiaire l’histoire de la discipline, ses débats, elle y officialise ses choix.

L’analyse des circonstances de production de ces textes permet de comprendre la nature des

enjeux concernant l’EP.

Il existe en fait des histoires de l’éducation physique : institutionnelle bien sur mais aussi une

histoire liés aux différents acteurs et courants qui entrent en concurrence pour laisser leur

empreinte dans l’histoire institutionnelle. A chaque période il y a des gagnants et des

perdants, des compromis. Faire l’histoire de l’éducation physique c’est tenter d’éclairer la

dynamique qui conjugue rôle des acteurs et conjoncture historique, pour replacer le présent

dans un cadre plus large : « l’histoire apprend à comprendre que les choses changent et que

les choses auxquelles on croit le plus à un moment X sont précisément les choses qui sont

susceptibles de changer….l’histoire apprend à relativiser » (G.VIGARELLO, « l’histoire



des techniques sportives et enseignement des activités physiques et sportives modernes

(1770-1914),, Spirales n°4, 1992, p.102-105 ).
3-Le concept d’éducation physique
Mais qu’est-ce que l’éducation physique ? De quelle histoire parle-t-on ? Quand est-elle née ?

Quelle est l’itinéraire de ce concept ? ( M.BERNARD, C.POCIELLO, G.VIGARELLO,



« Itinéraire d’un concept », Revue Esprit, n°5, mai 1975, p .704-723)

La définition des origines est une question difficile : gymnastique, éducation physique,

éducation corporelle, éducation motrice, éducation psychomotrice semblent être proches mais

n’expriment pas la même chose. Parfois même les termes ont changé plusieurs fois de

signification au cours de l’histoire. Les historiens font donc commencer cette histoire à des

moments différents ( Xème siècle avant JC, pour P. NEAUMET)…..la plupart des travaux

montrent que l’EP apparaît au milieu du XIIIème siècle, utilisé pour la première fois en 1762 :

titre de l’ouvrage d’un médecin suisse, Jacques BALLEXSERD : « Dissertation sur



l’éducation physique des enfants, depuis leur naissance jusqu’à l’âge de leur puberté »,

l’EP concerne alors toutes les actions qui peuvent être mises en œuvre pour permettre une vie

normale et une bonne santé : nutrition, le sommeil, le développement du goût, de l’odorat…la

façon de se vêtir…appelée également éducation médicinale ou éducation corporelle. Livres

écrits par des médecins, le plus souvent à l’usage des mères de famille, définissant des règles

d’hygiène, tentative d’ingérence des médecins dans le domaine éducatif.


Pour P.ARNAUD , « l’éducation physique n’a pas une origine didactique, c’est à dire liée à la

pratique pédagogique de terrain (…).Le concept, à son origine ne se confond pas avec celui de

gymnastique qui désignera seul , pendant longtemps encore, l’action particulière de

développer son corps par la pratique d’exercices, en vue d’atteindre des objectifs précis.

L’éducation physique apparaît au confluent des approches médicales et éducatives du corps

de l’enfant. Elle invite les familles à intérioriser de nombreux comportements à l’égard de

leurs enfants. Concernant la vie de l’enfant dès sa conception englobant des règles diététiques

et vestimentaires, dispensant des conseils d’hygiène, prescrivant certaines formes d’exercices,

l’éducation physique peut légitimement être considérée comme à l’origine des connaissances

scientifiques et des techniques éducatives qui seront désignés un siècle plus tard sous les

noms de pédiatrie et de puériculture » ( Le corps en mouvement, Privat 1981)
L’éducation physique va rapidement pouvoir être définie comme « la rationalisation d’une

éducation par les exercices physiques », englobant une grande diversité d’activités qui ne se

limitent pas aux exercices physiques.

L’armée apparaît comme un marché favorable au développement des gymnastiques

notamment en raison des conditions d’installation et parce qu’elle a besoin de force physique,

on peut parler d’ « origines militaires de l’éducation physique » (M.SPIVAK) : en 1820

AMOROS est à la tête du nouveau gymnase de Grenelle, en 1852 Ecole Normale Militaire de

Gymnastique de Joinville est crée.Avec les médecins, la gymnastique gagne en crédibilité, ils ne reconnaissent pas la gymnastique appliquée par des spécialistes limités à leurs compétences en gymnastique, ils réussissent à faire accepter le caractère thérapeutique de la gymnastique : des liens durables (jusqu’à la fin des années 50) se tissent entre la gymnastique et l’éducation physique.

Au début du XXème siècle, la gymnastique vise deux publics : les militaires et les malades,

peu à peu une troisième catégorie prend de l’importance : l’enfant à l’école. Mais la demande

de l’institution est quasi inexistante. Les oppositions et les résistances sont nombreuses, la

revendication nationale, qui existe en Allemagne et qui permet aux exercices physiques de

trouver leur place dans l’éducation, est absente en France. Il faudra attendre la loi du 24 mars

1851 pour que la gymnastique soit classée comme matière scolaire : l’objectif est de participer

à l’ordre et la santé du peuple : commander, corriger, améliorer le corps des élèves, le

maintenir dans un état permanent de santé et de docilité (A.RAUCH, « Le soucis du corps,.



Histoire de l’hygiène en éducation physique », PUF, 1983 ). En 1853, le ministre de

l’instruction publique et des cultes FORTOUL décide que « la gymnastique fait partie des

lycées de l’Empire », à raison de deux leçons par semaine ; suite à quoi des gymnases

couverts sont construits. Des commissions d’hygiène suivront pour insister sur la nécessité de

la gymnastique scolaire ?

Ce n’est qu’à la fin du XIXème et au début du XXème qu’est réintroduit le terme d’éducation



physique ; s’opère alors une forte réduction du concept au mouvement, à la motricité

( J.GLEYSE, « Une éducation du corps « post-moderne » ?, in Traité critique

d’éducation physique et sportive, sous la dir.. de F.BAILLETTE et J.M BROHM, Ed

QUEL Corps ?, 1994, p.253-261)

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